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FRANÇOIS-MARIE-TOUSSAINT LEAU DE LA TOUCHE, né à la Touche le 2 novembre 1754, du mariage de noble maître Jean-Julien, sieur de la Touche, etde demoiselle Jeanne-Charlotte. Rillet de la Ville-Apoline, faisait soncours au collège de Dinan, en 1769.
On le note au Séminaire « a de la voix et beaucoup de chant ; passe debons examens ». Ordonné prêtre le 29 mars 1775, M. Leau fut aussitôt placé vicaire à Trévérien, près d'Evran, où il demeura au moins jusqu'en1780. Nommé prieur-recteur de Baulon, dans le doyenné de Guichen, en juillet 1790, l'abbé Leau refusa de s'assermenter et, comme tel, fut enfermé à Saint-Melaine de Rennes en août 1792, puis déporté d'office à Jersey par Saint-Malo au mois de septembre de cette année. (Pour des détails sur cette déportation, voir la biographie Poussin à l'article Pleudihen).
M. de L'Estourbeillon, dans son volume déjà cité sur les Français exilés à Jersey, signale, pages 234 et 237, M. Leau célébrant des mariages dans cette île le 11 novembre 1794, ainsi que le 10 février 1795, puis,p. 242, y administrant le baptême le 5 avril 1796.
Revenu en France à la pacification religieuse, le recteur de Baulon échangea sa cure le 16 juillet 1803 pour celle de Trévérien, pays natal desa mère. Il y mourut en fonctions en 1813, âgé de 59 ans.
D'après une pièce conservée aux Archives Nationales, F. 7, 5199, M. Leau ne se serait déporté par Saint-Malo que le 27 septembre 1792.